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Guide pratique

Fiscalité du chauffeur VTC en micro-entreprise

Chiffres vérifiés en octobre 2026 sur des sources officielles.

La micro-entreprise est le statut le plus simple pour démarrer. Elle cache pourtant un piège : vos frais réels (carburant, véhicule, assurance) ne se déduisent pas. Voici les règles qui comptent, avec les chiffres 2026 et leurs sources.

Le principe de la micro-entreprise

Vous déclarez votre chiffre d’affaires, et l’administration applique des taux forfaitaires pour calculer cotisations et impôt. Vous n’avez pas de bilan à tenir : un livre des recettes suffit. En contrepartie, vous ne déduisez pas vos charges réelles. Un chauffeur qui dépense beaucoup en véhicule et en carburant peut donc être bien plus imposé que son bénéfice réel ne le justifie.

Pour savoir ce qu’il vous reste vraiment, utilisez le calculateur de rentabilité avec vos propres chiffres.

Cotisations et plafond

ÉlémentValeur 2026
Cotisations sociales (prestations de services commerciales, BIC)21,2 % du chiffre d’affaires
Avec versement libératoire de l’impôt22,9 % (cotisations 21,2 % + impôt 1,7 %)
Plafond de chiffre d’affaires annuel (prestations de services)83 600 €
Abattement forfaitaire pour l’impôt (micro-BIC, services)50 %, minimum 305 €

Base de calcul : le chiffre d’affaires encaissé, pourboires compris. Les commissions prélevées par les plateformes ne sont pas déduites du chiffre d’affaires déclaré. Au-delà du plafond, vous sortez du régime de la micro-entreprise : anticipez-le dès que vous approchez de la limite.

Impôt sur le revenu et versement libératoire

Régime normal : vous déclarez votre chiffre d’affaires dans votre déclaration de revenus (annexe 2042-C-PRO). L’administration applique l’abattement de 50 %, puis le résultat s’ajoute aux autres revenus de votre foyer et est imposé au barème progressif.

Versement libératoire : vous payez l’impôt en même temps que vos cotisations, en pourcentage du chiffre d’affaires. Il faut remplir une condition de revenu fiscal de référence par part. Pour une option en 2026, le seuil cité par l’administration est de 29 315 € par part (revenu fiscal de référence de 2024). L’option se demande avant le 30 septembre pour l’année suivante, ou avant la fin du troisième mois suivant la création de l’entreprise. Selon votre taux marginal d’imposition, il peut être avantageux ou non : faites la simulation avec votre situation.

TVA

Les micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA : ils ne facturent pas la TVA et ne la récupèrent pas. Pour les prestations de services en 2026, les seuils sont de 37 500 € de chiffre d’affaires de l’année précédente, et de 41 250 € (seuil majoré) au-delà duquel la franchise s’arrête dès le jour du dépassement.

Vos factures doivent alors porter la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Dès que vous dépassez ces seuils, vous devenez redevable de la TVA, ce qui change votre rentabilité : anticipez-le.

CFE

La cotisation foncière des entreprises est due chaque année. Elle n’est pas due l’année de création. L’année suivante, la base est réduite de moitié, puis le montant dépend de votre commune. Un chiffre d’affaires de référence inférieur ou égal à 5 000 € ouvre droit à une exonération du minimum.

Vos déclarations

Et mes frais ?

En micro-entreprise, vous ne déduisez ni carburant, ni loyer du véhicule, ni assurance, ni indemnités kilométriques : l’abattement forfaitaire les remplace. Si vos frais dépassent largement 50 % de votre chiffre d’affaires, comparez avec un régime au réel (bénéfice réel, comptabilité complète) ou une société. Ce choix dépend de votre situation : demandez une simulation à un expert-comptable avant de décider.

Ce qui reste à confirmer

Soyons clairs sur les limites de ce guide :

Sources officielles

Ce guide est une information générale rédigée par un chauffeur, pas un conseil juridique, fiscal ou comptable. Les règles changent : vérifiez toujours auprès de l’administration ou d’un expert-comptable avant de décider. Une erreur ou une information périmée ? Signalez-la.